Mot du Rabbin

R_Chalom_Lellouche-miniChers Amis,

Six mois après les attentats de « Charlie Hebdo », « Montrouge » et « Hyper Cacher » notre émoi est toujours grand et ne tarit pas. Et à peine sortis de ces grands jours de deuils -où 18 de nos compatriotes ont perdu la vie dont 4 de nos coreligionnaires- que nous voilà immédiatement replongés dans l’horreur après l’exécution barbare d’Hervé Cornara le 26 juin dernier en Isère. J’adresse en ces instants des prières au Tout-Puissant pour la Paix des âmes de toutes les victimes de ces lâches attentats. Qu’ ‘IL venge leur sang. Amen ! Ainsi qu’il est écrit :

« … Célébrez l’Eternel qui siège à Sion; proclamez parmi les peuples ses hauts faits. Car il demande compte du sang [versé], il en conserve le souvenir, il n’oublie point le cri des humbles ».

Très chers amis

Que serait le judaïsme sans l’éducation ? Que serait-il advenu de notre identité spirituelle sans la transmission ? Nous ne le répéterons jamais assez et c’est en premier lieu aux parents que ce message est destiné. Il est de votre devoir, de notre devoir, d’assurer au quotidien l’apprentissage de notre Sainte Torah aux enfants. N’est-il pas écrit que « le monde ne subsiste que grâce à l’haleine des enfants qui étudient la Torah » car jamais prière n’est mieux entendue que quand elle est portée par celui ou celle qui n’a jamais fauté. L’éducation et la transmission sont des pierres angulaires du judaïsme. A nous d’assurer à nos enfants et ce, de façon quotidienne, l’étude et l’usage des mitsvot. Mais pour ce faire, il est indispensable que les parents endossent leur responsabilité et assurent à leurs jeunes héritiers un minimum d’initiation. Ainsi il est du devoir du père, dès que l’enfant acquiert l’usage de la parole, de lui réciter le verset : « TORAH TSIVA LANOU MOCHE MORACHA KEHILAT YAACOV» , « la Torah que nous a prescrite Moshé est un héritage de Yaacov » ; tout comme il sera crucial de lui lire notre : « CHEMA ISRAEL ACHEM ELOKENOU ACHEM EHAD» , « Ecoute, Israel, Hachem, notre eloquim, Hachem est un ». Cet échange père et fils est absolument capital et marque de façon immuable l’âme de l’enfant. L’esprit ne s’ouvre aux lumières de la Torah que si les lèvres ont soufflé ces quelques mots. Il y a plusieurs millénaires le peuple d’Israel faisait une promesse à Haquadoch Barourh’hou. Celle que la Torah soit étudiée et enseignée de générations en générations. Cette promesse nous lie et nous oblige. A nous de nous montrer chaque jour les dignes héritiers et infatigables gardiens de notre sainte Loi. N’oublions jamais que la Torah, à qui sait s’y tenir, fait du monde un jardin éternellement fleuri et à celui qui s’en détourne un désert où ne règne que tourment et détresse.

Chalom Lellouche
Rabbin

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